Nos souvenirs se rappellent à nous sous forme d’images, de sons, d’odeurs, de gestes, de sensations. Le conteur fait le même chemin quand il raconte. Il fait surgir par sa parole et ses gestes un chemin d’images qu’il a nourri de sons, de goûts, de couleurs, de textures. Le choix précis qu’il en fait lui permet de donner sens et vie à l’histoire. C’est donc aussi un chemin de sensations.
Nous aborderons des exercices précis sur comment nourrir les images du conte par les sensations et la richesse de notre mémoire. Notre mémoire est un grenier magique qui peut servir nos récits.
Nous verrons comment ses souvenirs peuvent devenir récits et comment ils peuvent s’intégrer à des contes traditionnels.
Nous aborderons aussi comment le corps est une chambre d’écho aux images. Comment le corps accompagne, soutient les images du conteur. Comment le corps raconte les images même sans parole.
Nous aborderons aussi le fait de garder le fil des images tout en racontant en relation avec le public.
