« Chat-pocalypse est un récit surréaliste où rêves, cauchemars et fantaisie s’entremêlent. Il y est question de trous et de gravats, de clowns et de soldats, de soldes et de cendres. Sur ce chemin où la mort et l’espoir rôdent, vous serez guidés par un conteur muet comme une tombe (depuis qu’il est tombé dans un trou de mémoire) et un chat bavard.
Pourquoi tout se fissure-t-il dans la ville ? D’où vient cette inquiétante rhino-milice qui fait régner la terreur ? Et pourquoi la mort fait-elle les poubelles ? Tant de questions que nos deux héros devront résoudre pour trouver (ou pas?) l’origine de cette apocalypse.
Et si tout cela n’était qu’un mauvais rêve ou un magnifique cauchemar ? Ce monde en voie d’écroulement, où le nationalisme ressurgit disparaîtra-t-il quand le réveil aura sonné ?
Chat-Pocalypse est un road-movie absurde et terrible, une BD géante en musique à la frontière du rêve et de la réalité. Quelque part entre Inception et Brazil.
Thème du spectacle
- Absurde et surréalisme
- La Mémoire et l’oubli
- Le totalitarisme et le chaos
- Les chats et leurs résistances
- Le rêve et la réalité
- Rôle du conte et de la parole
Ce spectacle est né d’une image de départ : un homme rêve qu’il est enseveli sous des gravats. Il se dégage de sa tombe et se retrouve debout au milieu d’un monde dévasté. Mais comment traiter cette thématique de manière légère et accessible ? Par le rêve, l’absurde, le recours à une «noirceur gaie» présente dans mes autres spectacles de contes pour adulte. À partir de cette image de départ, j’ai voulu créer un monde certes inquiétant et incertain, mais aussi distordu, irréel par l’apport de situations absurdes, de personnages loufoques ou surréalistes.
On pourra retrouver dans cet univers quelques inspirations littéraires : le personnage de Plume créé par le poète Henri Michaud pour la confrontation du héros à un monde hostile qu’il traverse sans le comprendre ni être compris, la nouvelle «Le Nez» de Gogol car une milice d’appendices nasaux parcourt le récit, mais également les «feuilletons» à la Dickens ou à la Dumas car le spectacle se décline en chapitres.
Mais des inspirations cinématographiques se feront également sentir : le Brazil de Terry Gilliam, pour sa dystopie poético-technocratique, le Buffet froid de Bertrand Blier pour son univers urbain où la mort rôde et l’Inception de Peter Nolan, pour le côté rêve, cauchemars et réalités emmêlés.
Qui dit cinéma muet, dit piano en direct ! Nous avons choisi avec le musicien Cédric Sourd de travailler sur une partition improvisée, permettant de garder une certaine liberté, mais également d’épouser les très fortes variations d’atmosphères parcourant le récit. La musique sera tour à tour lyrique, planante, ironique, voir illustrative. Elle habillera les images du conteur, les allègera si nécessaire ou les nimbera d’un voile inquiétant. Le pianiste sera dans un espace entre la scène et le public, à la fois témoin et acteur de l’action.
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